Ligue reconnue d'utilité publique. Fondé par Mademoiselle Sophie Niess en 1913
«Il faut renoncer à la mise à mort des taureaux de facon graduelle (…) Nous devons en finir avec cette fin sanglante du taureau»
a déclaré Madame Cristisna Narbona,
ministre espagnole de l'environnement.
 
Dans un pays où la tauromachie est considerée comme une fête nationale, cette simple perspective a provoqué une véritable levée de boucliers parmi les amateurs de spectacles sordides. Pourtant, un récent sondage montre que la popularité des corridas diminue de facon significative: seulement un Espagnol sur quatre se déclare encore intéressé et nous avons fait l'expérience que les amateurs se recrutent principalement parmi une population vieillissante. Les jeunes Espagnols se disent plutôt embarrassés par cette coutume d'un autre âge qui ternit l’image de leur pays.


 
Quant à Madame la Ministre, elle a été bien courageuse de tenter d'intervenir sur la sacro-sainte chorégraphie du meurtre public d'un animal livré aux amateurs de corrida et nous lui en sommes reconnaissants. Sa proposition peut au premier abord paraître une avancée – timide – vers un mieux disparaître pour le taureau puisqu'elle prétend lui épargner au moins le supplice final.

Cependant, et ceci l'honore, elle semble ignorer comment ce spectacle sanglant se déroule et que les spectateurs se rendent à une corrida pour voir un animal souffrir, agoniser et mourir. Un animal qui, la plupart du temps, a déjà été soumis à de graves mutilations avant son entrée dans l'arène, ceci afin de protéger au mieux son brave tortionnaire. Par la suite, les différents intervenants lui infligent de telles blessures qu'il ne représente plus aucune menace pour l'infernal bourreau dans son habit de lumière: l'animal est littéralement à genoux et suffocant de son sang, incapable de se relever…

Comment le taureau agonisant quittera-t-il l'arène? De quelle manière, quand, et par qui, sera-t-il achevé? La proposition de Madame Narbona ne fait pas mention de ces sordides détails, qui détermineront pourtant les derniers instants de la vie du taureau et n'amoindrit en rien la sauvagerie archaïque qu'est la corrida: au contraire, elle s'avère fournir une concession lâche au monde tauromachique qui peut ainsi prétendre se racheter une virginité, à l'instar de ces amateurs de corrida portugaise qui proclament avec une étrange fierté: «Chez nous le taureau n'est pas tué!» Or, s'il agonise loin des yeux du public, seul dans les couloirs de l'arène, l'animal est néanmoins mis à mort, a néanmoins été torturé sous les yeux avides de carnage des aficionados.

Ceux qui ont conscience de l'extrême souffrance des animaux d'arènes ne sauraient se satisfaire d'une mesure hypocrite et exigent que cessent enfin ces insensées cruautés que sont les corridas.

Même pas mal !

La pique qui fouille la plaie, les banderilles, l’estocade, le bulbe rachidien sectionné au poignard? Tout ça, c’est de la gnognotte. «Le taureau ne souffre pas», titre 6 Toros 6, le magazine des aficionados que reprend Libération sous la plume de Jacques Durand. «L’animal est moins stressé pendant la corrida que pendant le transport. Devant la souffrance, il libère des substances, les bêta-endorphines, qui inhibent la douleur, si bien que celle-ci est extrêmement faible, voire nulle, par rapport au traitement auquel il est soumis pendant la corrida», écrit l’hebdomadaire. Et tout cela est démontré «scientifiquement» dans une étude «novatrice» par le Pr Juan Carlos Illera del Portal, directeur du département de physiologie animale de l’université de Madrid. Alors, les anticorrida, on boude toujours son plaisir?

Monsieur Durand,

Si l'hypophyse des taureaux en souffrance libère des bêta-endorphines, la vôtre doit libérer des bêta-bloquants ! Et le professeur Juan Carlos Illera semble souffrir d'une insuffisance hypophisaire.

Ainsi, vous emboîtez le pas au Madrilène pour prétendre que le taureau de combat jouit de plaisir sous l'assaut des piques et des banderilles (substituées à la panoplie de fouets sado-maso en cuir.)

Le taureau serait donc un parfait masochiste qui à son tour provoquerait le plaisir chez son partenaire-torero qui deviendrait, lui, un sadique comblé… Ben ça alors ! C'est probablement ce jeu d'amoureux qui déchaîne sur les gradins l'orgasme collectif dont parle Simon Casas, tortionnaire accompli (cf Taches d'encre et de sang). Vous êtes un vrai coquin! ! On en apprend des choses ! Des choses que même l'INRA ignore. En effet, on peut lire dans un document sur l'expérimentation animale «Biologie, éthique, réglementation »: le raffinement (entendez qui est d'une extrême délicatesse) correspond à la réduction de la SOUFFRANCE animale. Pour atteindre cet objectif, l'utilisation D'ANESTHESIQUES et D'ANALGESIQUES est indispensable pour toute INTERVENTION DOULOUREUSE. Et plus loin: trois règles de conduite ont été proposées : utilisation d'autres modèles que les espèces sensibles, réduire le nombre d'animaux expérimentaux et limiter le stress et la souffrance.

Conclusion: suggérez donc aux scientifiques de l'INRA d'utiliser des taureaux de corrida pour lesquels l'expérimentation serait une partie de plaisir ! Et ben ça alors… on en apprend des théories hautement savantes et excitantes ! Sécrétées par Libé (do)…

Avec mes salutations hilarantes

I. Noël (74)

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